J’ai lu En attendant Bojangles sans parvenir à éprouver l’enthousiasme que des amis proches m’avaient insufflé. J’ai laissé tomber Pactum Salis avant d’arriver non sans mal à la moitié de ce deuxième roman…

Et voici qu’une très chère amie m’offre Florida… Là, Olivier Bourdeaut m’a bluffée aussi bien par son style que par la justesse du portrait qu’il brosse en 250 pages d’Elizabeth, jeune Américaine tout à la fois déglinguée et lucide. On plonge dans l’univers des mini-miss et de ses dingueries, puis on suit au fil des années les ravages que provoquent ces monstrueuses lubies d’adultes décérébrés !

Pour donner une idée de ses parents : « La Reine mère était devenue un modèle de laisser-aller. Quand je rentrais le vendredi soir, je la trouvais en peignoir à regarder la télévision dans le noir. Elle brandissait sa télécommande comme un sceptre, en changeant de chaînes elle faisait disparaître ses sujets. Oui, ma nouvelle apparence lui plaisait mais elle n’avait plus la force de s’en féliciter, elle souriait mollement. Quant au Valet, il faisait partie de cette cohorte d’êtres humains qu’internet avait avalée tout cru. Il avait l’illusion d’être à la pointe de la technologie en s’abîmant la vue toute la journée et une partie de la nuit ».

Merci, les Editions Finitude, d’avoir fait connaître ce magnifique auteur !

 Catherine Berranger

 

Olivier Bourdeaut est originaire de Nantes, fils d’un notaire, troisième d’une famille de cinq enfants. Après son échec au brevet des collèges, il s’oriente vers un BEP vente-action marchande et devient agent immobilier à Nantes. À l’âge de trente ans, il perd son travail et décide de se consacrer à la littérature. Une excellente idée visiblement.

Actuellement il fait la tournée des librairies. Guettez quand il passe près de chez vous. Il est venu à la librairie Le Failler à Rennes où bien sûr Catherine s’est précipitée : « C’était une magnifique rencontre ! Ne dit-on pas « L’humour est la politesse du désespoir !», et je crois que cette formule s’applique parfaitement à Olivier Bourdeaut, qui nous fait rire mais qui parle aussi remarquablement bien de son roman, tout en nous laissant découvrir par nous-même la trame narrative de ce sublime roman ».

 MCB

 

Pour voir où il est programmé, c’est par là :  http://www.finitude.fr/index.php/agenda/

Et un aperçu de ce qu’en dit la presse :

https://www.finitude.fr/index.php/livre/florida/

 

 

 

 

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