Aujourd’hui, c’est moi qui vous écris de chez moi, plus précisément du trottoir où je vais me livrer à mon exercice préféré, l’apéro du soir. Vous vous dites « que raconte-t-elle ? » « on n’a  pas le droit aux rassemblements ! ». Et bien, j’ai testé chaque jour de confinement sans pluie, la formule apéro-trottoir. Dans le respect absolu des règles de distanciation physique et de l’éloignement autorisé. Le principe ? Je pars à ma balade quotidienne munie de ma flasque remplie de mon breuvage préféré. Quand je passe devant les lieux de résidence d’amis, je les sonne. Ils se mettent à leurs fenêtres, à leurs balcons, ou viennent à leur porte, un verre à la main. On tchatche et on trinque à distance mais en vis-à-vis. C’est infiniment plus sympa qu’un apéro WhatsApp ! Bon, OK, le mobilier est basique, quand il n’y a pas de muret, la poubelle jaune fait office de table. Des fois, ils me laissent me glisser dans leurs jardins. Parfois, c’est très festif, comme avenue Barthou, avec DJ (là, j’avoue, j’ai dépassé de 100 mètres la distance autorisée, mais j’avais mon passeport breton, on sait jamais…). Un soir, c’était sous l’œil interrogatif de deux chiens. Oui, les chiens s’interrogent. Tout comme nous. Tout comme Omar Khayyam qui écrivait il y près de 1000 ans ce quatrain fascinant :

 

O toi qui es venu tout ardent du monde de l’esprit

Toi qui, stupéfait, t’interroges sur le cinq, le quatre, le six et le sept,

Bois du vin, car tu ne sais d’où tu es venu.

Réjouis-toi, car tu ne sais où tu vas.

 

Omar m’a enchanter.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


3 commentaires

Léonore Malinowsky · 10 mai 2020 à 14 h 04 min

Ahah géniales ces photos ! Et joli poème <3 Sacrée MCB !

Laurence ZANNA · 10 mai 2020 à 20 h 20 min

C’est mieux que M’A TUER benniguet…

    MCB · 11 mai 2020 à 0 h 43 min

    Y’a une copine qui m’a signalé que j’avais fait une faute. LOL!

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