Un (Saint-Jean-du ) Doigt de festival ?

Saint-Jean-du-Doigt au TNB ?  Un peu décalé mon titre, mais j’avais envie de vous montrer mes photos de là-bas. Ceci dit, revenons à nos moutons et parlons du Festival TNB.

Lancé en 2017 comme un précipité créatif, ce festival se joue des formats, des disciplines et des genres, sachant ouvrir de nouveaux dialogues avec le théâtre, la danse, l’opéra, le cinéma, les arts plastiques et la musique. Cette nouvelle édition rassemblera près d’une vingtaine de propositions,

Difficile de les présenter toutes (vous trouverez le programme en lien) mais j’attire votre attention sur

  • un axe fort autour de l’esthétique de la fragilité, de la singularité et de la création adaptée explorant les disciplines du théâtre, de la danse, de la musique et du cinéma. Dès l’ouverture du Festival, un rendez-vous est donnésur le grand plateau Vilar avec la compagnie australienne Back to Back Theatre. Rare en France, elle est composée de comédien·nes en situation de handicap et questionne la « norme ». Ce travail trouve un formidable écho avec celui de Madeleine Louarn et de la troupe Catalyse  accueillis de nouveau pendant le festival. Cette esthétique de la fragilité sera aussi explorée avec les chorégraphes Bernardo MontetVolmir Cordeiro et Maguy Marin, les artistes associés Patricia Allio et Sidi Larbi Cherkaoui, et lors des concerts à l’Ubu des groupes Choolers Division et Astéréotypie.

  • l’exploration d’un fil rouge autour de la guerre d’Algérie, de la décolonisation et de son histoire (commencée en septembre avec la création des Paraventsd’Arthur Nauzyciel)Les artistes, Joséphine Serre avec le diptyque Amer M. et Colette B.,Yasmine Yahiatène avec La Fracture, Gurshad Shaheman avec Les Forteresses, et Mila Turajlić avec sa performance et son installation autour d’archives commentée, reconstitueront des histoires intimes, familiales, percutées par la « grande Histoire ».

  • la création de la performance Tout l’univers , projet de Xavier Veilhan https://www.veilhan.com et Alexis Bertrand.

  • Grand Palais, pièce de théâtre de Julien Gaillard et Frédéric Vossier, inspirée par le suicide de Georges Dyer, ex amant de Francis Bacon, deux jours avant l’ouverture de sa première rétrospective au Grand Palais à Paris. Arthur Nauzyciel précise qu’ « il n’a jamais vu ce spectacle »… et pour cause, il joue dedans ! Tout se passe dans son dos.
  • Quatre lectures , carte blanche donnée à Lou Douillon, dans l’intimité de la salle Paradis (6€ – je ne donne pas tous les prix, mais sachez qu’ils sont vraiment…plancher !)
  • – A la salle Gabilly, un rendez-vous de Gurshad Shaheman très tentant : Les Forteresses, évocation de destins contrariés depuis la prise de pouvoir des ayatollahs en Iran. Le plateau aura des allures de guinguette perse. https://www.theatre-contemporain.net/biographies/Gurshad-Shaheman

  • Au ciné TNB, je ne vais pas louper Brûler pour briller, un docu-fiction de Patricia Allio, https://patricia-allio.com/ conçu comme une plongée dans l’histoire mystique de Saint-Jean-du-Doigt, étonnant patelin du Finistère.

Justement, j’y pars pour célébrer Samaïn, alors pas le temps d’en dire plus. N’hésitez pas à regarder le programme de ce festival (qui se déroule aussi dans une douzaine de lieux hors les murs, dont le musée des beaux-arts ! )

J’attire aussi votre attention sur le brunch du TNB. Mensuel et très couru – tout le temps complet ! Le prochain est le 19 novembre.

https://www.t-n-b.fr/programmation/spectacles/festival-tnb-2023


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